Avertir le modérateur

12/11/2009

La demande de prélèvement biologique ne saurait être tardive.

 

 

 

Par arrêt du 10 juin 2009, la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation a précisé que la demande de prélèvement biologique était soumise à un délai.

Dans cette affaire, le 28 novembre 2007, le Procureur de la République de Bastia requiert un prélèvement biologique sur un justiciable, condamné le 7 avril 2006 à cent jours amende pour infraction à la législation sur les stupéfiants, peine exécutée le 19 juin 2006 par paiement de l’amende.

L’intéressé refuse de se soumettre au prélèvement biologique et il est poursuivi pour ces faits.

La Cour d’Appel relaxe le prévenu en retenant que ce prélèvement n’avait pas été requis dans le délai d’un an à compter de l’exécution de la peine et que, par conséquent, son refus n’était pas punissable.

La Cour de Cassation rejette le pourvoi formé contre cette décision au motif que le prélèvement ne pouvait être requis plus d’un an après l’exécution de la peine !

La Cour applique strictement les dispositions de l’article R 53-21 du Code de Procédure Pénale, lequel dispose : « Lorsqu’il n’a pas été réalisé au cours de la procédure d’enquête, d’instruction ou de jugement, le prélèvement concernant une personne définitivement condamnée est effectué sur instruction du Procureur de la République ou du Procureur Général et selon les modalités prévues par l’article 706-56, au plus tard dans un délai d’un an à compter de l’exécution de la peine ».

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu