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21/02/2013

Soutenons la Garde des Sceaux afin de lutter contre la récidive.

 

Cinq mois de débat ont contribué à mettre en lumière, une fois de plus, l’épineux problème de la récidive dans notre pays.

La prison est à la peine, elle coûte cher et n’est pas efficace notamment pour les courtes peines de prison.

Le tout carcéral est dépassé.

Au 1er janvier 2013, les prisons françaises accueillaient 66 572 détenus pour 56 992 places.

Il est indispensable de privilégier les alternatives à l’incarcération.

Parmi les pistes évoquées, figurent la suppression des pleines plancher, la déjudiciarisation de certaines infractions, la limitation des courtes peines d’incarcération ou encore la création d’une peine purgée hors de prison, la probation, plus attentive à la réinsertion.

En 2010, 6% des personnes condamnées pour crimes étaient en récidive légale comparé à 3,9% en 2006, selon le Ministère de la Justice. Pour les délits, ce taux est passé de 7% à 11,1%.

Il n’y a aucun laxisme dans ce projet à l’égard de la délinquance mais la volonté de faire appliquer la loi qui dispose déjà que la liberté est la règle, la détention l’exception.

02/04/2012

Des prisons sous influence islamiste ?

 Mohamed MERAH serait il devenu ce terroriste meurtrier mû par un islamisme radical s’il n’avait pas connu la prison ? Le Chef de l’Etat a demandé au Garde des Sceaux « une réflexion approfondie sur la propagation de ces idéologies dans le milieu carcéral ».

Selon l’Administration pénitentiaire, il n’y aurait pourtant pas plus de 100 à 200 individus islamistes radicaux prosélytes sur les 65 700 détenus en France.

Le phénomène apparaît donc assez minoritaire mais il révèle un autre problème, celui de la pratique de l’Islam derrière les barreaux. Si 50 à 80% des prisonniers sont musulmans, l’Islam n’est pas reconnu comme religion majoritaire en prison. Il y a 918 aumôniers qui fréquentent les 186 établissements pénitentiaires de France, seuls une centaine sont musulmans. Toutefois, on constate une certaine pratique « sauvage » de l’Islam.

Dans une note blanche adressée aux Ministres de la Justice et de l’Intérieur, le député UMP de l’Aube dénonce « le prosélytisme qui progresse de façon exponentielle particulièrement dans les centrales où l’Islam est instrumentalisé par la mise en place d’un pouvoir parallèle ».

Lors d’une visite surprise au centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure (Allier), l’an dernier, le député a vu « tout un système, où il y a les fidèles d’une part et les infidèles d’autre part, où les non musulmans peuvent être rackettés au bénéfice des musulmans nécessiteux, où l’injonction à l’Islam est si forte que ceux qui ne se convertissent pas sont vite marginalisés ».

Le phénomène n’est pas nouveau. Avant Mohamed MERAH, il y a eu Khaled KELKAL, endoctriné en détention et abattu en septembre 1995.

A l’époque, la direction des Renseignements Généraux de la Préfecture de Police de Paris avait déjà mis en garde l’Administration pénitentiaire contre le prosélytisme fondamentaliste, lui suggérant d’éparpiller les meneurs islamistes radicaux dans différentes prisons de province. Le Garde des Sceaux a souhaité une augmentation du nombre d’officiers de renseignements et d’aumôniers musulmans en prison pour contrer les phénomènes de radicalisation islamique.

Il faudrait surveiller les gens à risque en suivant 200 personnes sur 66 000 détenus. Selon le Ministère, 75 personnes sont détenues pour des faits de terrorisme. Le Garde des Sceaux prévoit également de renforcer les aumôneries musulmanes pour encadrer un Islam en France dans les prisons et que ce ne soient pas des Imans autoproclamés qui dirigent le culte.

Enfin, le Ministre souligne qu’il ne fallait surtout pas faire « d’’amalgame » avec l’ensemble des détenus musulmans. « Il y a à peu près 15% de la population pénitentiaire qui suit et exerce le culte musulman mais il ne s’agit pas de dire que tous sont des radicaux ou des terroristes en formation ». Des mesures de transfert de détenus pour casser des groupes qui ont pu se constituer de façon illicite dans les prisons et des fouilles ciblées sont également prévues.

 

13/12/2011

Un nouveau rapport accablant sur l’état des prisons en France.

La question de la prévention et de la répression de la délinquance et du crime fait désormais partie du débat public.

 Le dernier rapport de l’Observatoire International des Prisons sur les conditions de détention en France vient d’être rendu public.

 Cet ouvrage couvre une période de cinq ans (2005-2011) et dresse un état des lieux de la vie derrière les murs des prisons de la République.

 Ce rapport recense une recrudescence des suicides en prison depuis le début de l’année 2011.

 Sur les dix premiers mois, 97 détenus se sont donnés la mort, une hausse de près de 8%. Les détenus se suicident six fois plus que les hommes libres âgés de 15 à 59 ans.

 Ce rapport permet aussi de s’interroger sur la portée des politiques pénale et pénitentiaire menées depuis plusieurs années au nom de la prévention de la récidive.

 En l’état, 18 lois pénales ont été mises en œuvre d’août 2005 à novembre 2010.

 Enfin, il est patent que les conditions de détention ne se sont pas améliorées puisque le taux de surpopulation carcérale est globalement de 113% avec de fortes disparités selon les établissements.

 Penser que la prison réinsère est une grande illusion carcérale selon les auteurs de ce rapport.

 
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